Présentation

Index auteurs

A
Acocella Marchetto, M. Cancer and the city
Adam, Olivier Passer l’hiver
Agus, Milena Mal de pierres
Allez, Cookie. Sans sucre ajouté
Appollo & Trondheim. Ile Bourbon 1730
Atkinson, Kate La Souris bleue
Austin, Jane Lady Susan
Ayrolles & Masbou. De capes et de Crocs

B
Banks, Russell. De beaux lendemains
Beaumont, G. Des maisons des mystères

Beinhart, L. Le Bibliothècaire
Bleys, Olivier . Pastel

Boucheron, B du. Court serpent
Bouzard, G  Autobiography of me too
Boyden, Joseph. Le chemin des âmes
Bozier, Raymond. Fenêtres sur le monde
Brantôme, M. Avec tout ce qu’on a fait ...
Brantôme, M. Sans honte et sans regret
Brantôme, M. Ta photo dans le journal

Bravo, Emile
La Question du père
Bravo & Regnaud Ma Maman est en Amérique…
Brookmyre, Ch. Petite bombe noire
Brown, Fredric. Martiens, go home !
Bruen, Ken. Toxic blues
Brunschwig Le Roux Mémoire ds les poches

C
Capote, Truman . Un Noël
Causse & Lemoine. Le Petit M Proust ...
Child & Preston. La chambre des curiosités
Christensen, LS. Le demi-frère
Constantine, B. Allumer le chat.
Crick, Mark. La Soupe de Kafka
Cusak, Rachel. Arlington Park.  Abandon !
Cushman, Karen
. Matilda Bone

D
Dauvillier  & Lizano . La petite famille T1
Dauvillier & Lizano. La petite famille T2
Davidsen, L. Le danois serbe
Davidsen, L. L’Ennemi dans le miroir
Debeurme, Ludovic. Lucille
Dethan, Isabelle. Eva aux mains bleues

Djian, Loisel & Mallié.  Le Grand mort T1
Dorison / Nuri / Rossi  WEST

E
Erre, JM. Prenez soin du chien
Evanovich, Janet. La Prime 

F
Ferdjoukh & Pollack. Taille 42
Ferri, Jean-Yves. De Gaulle à la plage

Fforde, Jasper. L’Affaire Jane Eyre
Fine, Anne. La Guerre sous mon toit
Fontaine, G. La Survivante T1, 2 & 3
Fossum, Karine. Ne te retourne pas !
François, Annie. Bouquiner 
Frantico.   Nico Shark : un ami pour la vie

G
Gaiman, Neil. Stardust
Gandolfi, Silvana.  Le baume du fragon
Garat, A-M
. Dans la main du diable.
Gazzotti & Vehlmann . Seuls T1  
Gellis, R. Magdalaine la bâtarde
Goetz, Adrien. Intrigue à l’anglaise
Guerny, L de Voyage au Pérou ...
Goby, Valentine . La Note sensible.

H
Haddon, M . Une situation légèrement ...
Hayder, Mo. Tokyo
Heitz, Bruno. Les Petits curieux
Hiaasen, Carl . Queue de poisson
Hill, Suzan. Meurtres à Lafferton
Holt, Anne.  La mort du démon
Huston, Nancy . Lignes de Faille


Indridason, A. La femme en vert

J
Janicot, S . Le Privilège des rêveurs.
Jarry, & Otto. L’Amérique française

K  
Kasischke, L. Un Oiseau blanc ...
Kerr, PB. Enfants de la lampe magique 1
King Dong Hwa. La Bicyclette rouge
King, Stephen. Le pistolero T1
King, Stephen . Les 3 Cartes T2
King, Stephen.  Terres perdues T3
King, Stephen.  Magie et cristal T4

Kuperman, N . J’ai renvoyé Marta

L
Larsson, Stieg. Millénium 1
Larsson, Stieg. Millénium 2
Larsson, Stieg.  Millénium 3
Laurence, M . Une divine plaisanterie
Le Roux Brunschwig. Mémoire ds les poches 
Lee, H. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur
Lehtolainen, L. Mon premier meurtre.
Lizano & Dauvillier.   Pépé
Lizano & Dauvillier.  Biquet
Loisel & Tripp. : Magasin Général T3
Loisel, Djian & Mallié. Le Grand mort T1
Lutz, Lisa. Spellman & associés


M
Mallié, Loisel & Djian.  Le grand mort T1
May, Peter. Cadavres chinois à Huston.
Masbou & Ayrolles. De Capes et de Crocs
Mazetti, K. Entre Dieu et moi, c’est fini.
Mc Call Smith, A
. Mma Ramotswe détective
Mc Cormack, E. L’Epouse hollandaise.
Mc Dermott, A.   L’arbre à sucettes
Mc Dermott, A.  Ce qui demeure
Mc Larty, R  J’ai rêvé de courir longtemps
Medley, Linda. Château l’attente
Merle, Claude. Le Chevalier du vent. 
Mendoza, E. Mauricio ...
Mérimée, P. La Vénus d’Ille
Meur, Diane. Les vivants et les ombres
Morpurgo, M.  Au pays de mes histoires
Moore, Ch. La Vestale à paillettes d’Alualu.
Moore, Ch.  Le secret du chant des baleines
Murakami, Hi. Kafka sur le rivage

N
Nair, A. Compartiment pour dames.
Nooteboom, C
. Mokusei !
Nuri / Rossi / Dorison. WEST

O
Ogawa, Y. La Formule préférée ...
Osorio, E. Luz ou le Temps sauvage.
Otto & Jarry. L’Amérique française


P
Pedrosa, Cyril. Trois ombres
Petitjean-Cerf, C . Le Musée de la siréne.
Prelle & Vincenot . Anticyclopédie universelle 
Preston & Child La Chambre des curiosités
Prudhomme Rabaté. Marie en plastique
Pullman, Ph.  La malédiction du rubis


Rabaté Prudhomme
. Marie en plastique
Regnaud & Bravo  Ma Maman est en Amérique…
Resch, D. Les Poules.
Riel, J.  La maison des célibataires
Riel, J.  La vierge froide
Rivière, F. Julius
Rocher, D. Le Voyage de monsieur Raminet.
Rosoff, M. Maintenant c’est ma vie.
Rossi/ Nuri/Dorison. WEST
Rowling, JK. H Potter et les reliques ...
Roy, G. Ces enfants de ma vie
Ruaud, A-F. Cartographie du merveilleux

S
Satrapi, M. Persépolis
Savoia & Sowa. Marzi
Schulz, Charles M. Snoopy & les Peanuts
Setterfield, D. Le Treizième conte.
Shigeru Mizuki. NonNonBâ
Siesling, JL. Le Maître de la Tour-du-Pin
Sowa & Savoia
Marzi
Springer, N
Les Enquêtes d’Enola Holmes T1
Stahl, J. A poil en civil.

T
Tan, Shaun. Là où vont nos pères
Tardi, Jacques. Adèle Blanc-Sec
Ternaux, C. Olla-podrida 
Thibert, C. Royal cambouis
Thorarinsson, A. Le temps de la sorcière

Tremblay, M. Bonbons assortis

Tremblay, M. Un ange cornu
Tripp & Loisel.  Magasin Général T3
Trollope, J. De si bonnes amies
Trondheim, L. Le Syndrome du prisonnier
Trondheim & Appollo.  Ile Bourbon 1730


U
Urasawa, Naoki .
20th Century boys
Urasawa, Naoki   20th Century boys T12

V
Vanderhaeghe, G. La Dernière traversée
Vanyda.  L’immeuble d’en face T1
Vanyda.  L’immeuble d’en face T2
Vaxelaire, D. Les naufragés de la Cigale
Vehlmann & Gazzoti . Seuls T1 .
Vickers, S  . L’Ange de Miss Garnet
Vincenot & Prelle  Anticyclopédie universelle 

W
Wadham, L
. L’Ile du silence
Wang  Anyi. Amour dans une petite ville
Wharton, E. Xingu
Wodehouse, PG. Bienvenue à Blandings

X
 

Y 

Z
Zusak, M . La Voleuse de livres

 

 

Texte Libre


gachuchabouton.jpg
delivreenlivre[at]voila[point]fr

 
Lundi 31 mars 2008

Raymond Bozier. Fenêtres sur le monde
Fayard. 2004. 172 pages

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De Raymond Bozier je connaissais Lieu-dit, lu il y a quelques années.
Ce titre est un recueil de textes courts autour d'un même thème : notre regard depuis une fenêtre. Toutes sortes de fenêtres dans toutes sortes de lieux : des hôtels, des maisons mais aussi des voitures ou la télévision. C'est d'ailleurs sur cette lucarne que s'ouvre le livre avec une première nouvelle très forte qui met en scène des images de mort sans commentaire, images qui vont remplacer tous les programmes télé, hormis la publicité. Un texte extrêmement fort et réussi dans lequel l’écriture de Raymond Bozier fait merveille.
Ensuite nous allons traverser différents paysages, regarder au travers de nombreuses fenêtres dans ce recueil à la tonalité douce-amère, à l'écriture très poétique dans lequel se mêle souvenir, vision, constat et rêve.
Un auteur à découvrir.


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Jeudi 21 février 2008

Germaine Beaumont. Des maisons des mystères
Presses de  la Cité (Omnibus). 830 pages. 2006

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J'ai lu avec beaucoup de plaisir le premier titre de ce volume thématique, "La harpe irlandaise".
Deux femmes, que les hasards de la vie ont réuni dans une maison de vacances, vont s'intéresser à une autre maison abandonnée. Autant l'une est intuitive, sensible et aime les plaisirs de la vie, autant l'autre est raide, rigide même, et exerce un contrôle permanent sur sa vie et son comportement.
Elles vont toutes les deux se passionner pour cette maison abandonnée et se lancer dans un voyage bien plus personnel qu'elles ne l'imaginent. Ces deux personnages m'ont, chacune à leur manière, beaucoup touchée.

Germaine Beaumont a une très belle écriture, caractéristique de cette époque, et j'ai trouvé un lieu de parenté entre cet univers et celui de Barbara Pym.
Les avis de Clarabel, Florinette, Lily, Sylvie, et chez Tatiana une interview à lire.

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Dimanche 3 février 2008
Adrien Goetz. Intrigue à l'anglaise
Grasset. 2007.  335 pages
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Bon, autant annoncer la couleur dés le départ, ce livre est une déception !
Pourtant j'avais très envie de lire cette enquête sur la tapisserie de Bayeux. Une enquête menée par un couple qui se penche sur l'histoire de Vivant Denon, d'Edouard VIII, des descendants de Guillaume et d'Odin, enfin une enquête qui commence le jour de l'accident de lady Di !
Et on entre très vite dans le roman en suivant Pénélope, qui rejoint son premier poste de conservateur adjointe au Musée de la Tapisserie, alors que son amoureux Wandrille, jeune chroniquer télé, nage à la piscine du Ritz aux côtés de lady Di.
Mais après quelques chapitres je n'étais plus aussi enthousiaste.
Certes Adrien Goetz est cultivé, nul ne saurait l'ignorer au terme de ce roman. Il truffe son récit de références historiques, culturelles, littéraires.... Mais il en abuse, tout est prétexte à des clins d'oeil, des bons mots, et comme je n'ai pas trouvé son écriture spécialement agréable, j'ai terminé avec peine ce roman.
Pour moi un livre "chic et toc" qui lorgne du côté d'Agatha Christie mais sans le charme des aventures de Tommy & Tuppence.
Des avis bien plus positifs chez, Pascal et Katell; Clarabel et Loulou ont aimé aussi ! Je me sens plus proche de Bernard
A, au fait, si vous cherchez un livre sans prétention qui traite avec humour de la mort de lady Di sous le pont de l'Alma, allez lire "J'ai tué la princesse" de Dan Rhodes.

 
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Jeudi 20 décembre 2007

JM Erre. Prenez soin du chien
Buchet-Chastel. 2006. 293 pages
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Après avoir lu des avis souvent enthousiastes chez Flo, Caroline, Clochette, Anne, Choupynette, Sophie, Clarabel, Chimère, Valdebaz, Cathulu, et d'autres sans doute ...
je me suis décidée à découvrir ce petit roman publié chez Buchet-Chastel, puis en poche.
Mais je n'ai pas succombé au charme qu'on m'annonçait !
Je commence à croire que je suis allergique à l'humour dans la littérature française.
J'ai trouvé ce roman pas spécialemnt bien écrit, téléphoné et laborieux ! Je fais à ce livre les mêmes reproches qu'à "Allumer le chat", j'y ai d'ailleurs trouvé beaucoup de similitudes !
Au final, je n'ai pas eu envie de terminer l'histoire, ni même d'aller jeter un oeil à la dernière page ! A l'avenir, je passe pour cet auteur !
De toutes façon il a ses fans et peut se passer de moi.

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Lundi 3 décembre 2007
Jan Laurens Siesling. Le maître de la Tour-du-Pin
Le Temps qu'il fait. 1988. 148 pages
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Jan Laurens Siesling est néerlandais,  il vit en France depuis de nombreuse années et c'est en français qu'il a écrit ce premier roman.
Cet historien d’art a pris sa plume pour nous raconter l’histoire d’un rétable, une peinture que vous pouvez voir si vous allez dans le Dauphiné, à La Tour-du-Pin.
On raconte qu’ « un peintre du Nord, revenant d’Italie, tomba malade sur la route des Alpes. Ayant reçu des soins à l’hospice de La Tour-du-Pin il fit, reconnaissant, un retable avec le Christ mort. »
C’est ce récit que Siesling  a écrit, il y parle d’un peintre, de sa vie, de son art, de ses voyages et de ceux qu’il a croisés des Flandres à l’Italie.
Une autobiographie imaginaire mais complètement crédible,
et, au travers d'une vie, toute l’histoire de la peinture et des peintres de la Renaissance
Si je n’ai pas été tout à fait convaincue par l’écriture j’ai aimé ce voyage au cœur d’une époque et d’un art.
Merci à Nina d'en avoir parlé, en plus dans son article vous trouverez des informations sur le tryptique.
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Mercredi 28 novembre 2007

Dominique Resch. Les Poules.
Ed. Transbordeurs. 2006. 115 pages
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Un petit texte trouvé chez Philippe.
Dans la veine des récits/souvenirs d'enfance, ce livre parle des premiers émois d'un jeune garçon dans les années 60.
Je dois dire que j'ai eu un peu de mal au début, je ne suis pas entrée de plain-pied dans le récit, mais après quelques pages j'étais plongée dans ces souvenirs souvent drôle, parfois graves.
Et l'époque où les fantasmes d'un petit garçon naissaient avec le catalogue de la Redoute ou l'affiche d'un James Bond nous semble bien lointaine...
J'ai été touchée par l'histoire du cache sur l'oeil (j'ai aussi vécu cette expérience douloureuse..), j'ai ri pendant la séance de cinéma (je ne penserai plus aux "Dix commandements" de la même manière), j'ai compris de quoi il parlait avec les soeurs de la grand-mère restées vieilles filles, faute de maris, après la guerre 14-18, j'ai suivi avec attention la recherche d'une cachette fiable pour ses "trésors".
Et puis, ce livre mérite vraiment de s'appeler "Les poules" ! Et n'oubliez pas de lire les quelques lignes mises en épigraphe de chaque chapitre...
Je vous laisse avec un extrait savoureux :
"Physiquement, ma grand-mère ressemblait, à s'y méprendre, à ses soeurs, surtout à cause d'un chignon blanc plaqué serré derrière la tête.... Les cheveux lâchés sont les premiers signes de l'abandon de soi. Plus grave encore, les cheveux coupés. Pire, les cheveux teints. Le fin du fin en matière de perdition étant de se les couper et de se les teindre à la fois ! On travaillait dans un cabaret de la ville, ouvreuse dans un cinéma, serveuse dans un bistrot, jusqu'à l'inimaginable : un jour, un cousin éloigné, beaucoup plus âgé que moi, avait ramené une poule chez lui. Décolorée, à ce qui se disait. Au début, cela me paraisait banal et je ne voyais pas pourquoi le sujet revenait aussi souvent dans les discussions à la maison, même si l'idée de changer de couleur les plumes des poules paraissait effectivement une idée extravagante.  Il m'a fallu du temps pour comprendre que le cousin en question ne s'était pas mis en tête de commencer un élevage de gallinacés mais entretenait des relations avec une cocotte dont les cheveux louches indiquaient nettement une absence de ligne de conduite. J'ai appris, à ce moment-là, que certaines filles de Dieu pouvaient même devenir des filles de joie. Contre toute attente, Dieu et la joie ne faisaient pas bon ménage. On croit tout savoir et on ne sait rien."

 

 

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Jeudi 22 novembre 2007

Gabrielle Roy. Ces enfants de ma vie
Editions de Fallois. 1994. 217 pages. Et chez d'autres éditeurs
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Avec « Ces enfants de ma vie », Gabrielle Roy nous offre des souvenirs de ses années d’enseignante. Institutrice dans le Manitoba entre 1930 et 1937, elle a tour à tour enseigné à Winnipeg et dans de toutes petites écoles de campagne.

Ce livre se compose de plusieurs récits, toujours centrés sur un de ses élèves. Elle raconte, au travers des liens qu’elle a pu tisser avec des enfants, son parcours de toute jeune enseignante mais aussi la vie souvent très difficile de ses élèves et de leurs familles.

 

Ces garçons sont fort différents, mais à chaque fois on sent que Gabrielle Roy s’attache à eux, qu’elle a envie de les aider, de les faire avancer dans la vie, de leur offrir une chance que leur statut social ne leur donne pas. Au travers d'eux elle nous dresse le portrait de la société de son époque, avec des immigrants très pauvres, des ouvriers à la vie rude qui mène leurs enfants durement, des paysans perdus au fond des campagnes qui doivent faire travailler leurs fils comme des hommes qu’ils ne sont pas. On pourrait être dans le sordide mais l’amour reste toujours présent, que ce soit les sentiments entre une mère et son fils, ou la fierté d’un père devant la calligraphie de son enfant. Et puis Gabrielle Roy y apparaît comme une enseignant idéaliste que se bat pour changer les choses.

Tous ces récits sont assez courts sauf le dernier.
Le livre se termine avec l’histoire d’un adolescent, un garçon presque trop grand pour être dans sa classe, d’autant qu’elle est une toute jeune femme. Entre eux une communion, un même amour pour la nature et la liberté. C’est presque une histoire d’amour qui ne dit pas son nom, et l’année scolaire qui finit séparera l’institutrice de son élève.

Une auteure qu
’on lit toujours avec bonheur. 
D'autres avis chez
Florinette, Lily, Sylire, Alice ...

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Jeudi 15 novembre 2007

Prosper Mérimée. La Vénus d'Ille et autres nouvelles
Librio. 2006.  91 pages
 
La Vénus d'Ille et autres nouvelles

 

Un texte classique lu pour accompagner mon fils. Mérimée était loin dans mes souvenirs de lectrice.
Des nouvelles fort diverses avec comme point commun une thématique fantastique. J’ai pour ma part une préférence pour la première et la dernière.
 
La première, située dans la vallée de Prades, raconte l'histoire d'une statue trouvée par un notable local. Cette statue semble animée de pouvoirs maléfiques et nous verrons jusqu'où peut aller son pouvoir et les conséquences que tout cela aura sur la famille qui la possède.
La dernière, plutôt  un conte traditionnel, est un mélange de croyances catholiques et païennes, elle raconte l'histoire d'un joueur de son repentir mais aussi et surtout de son habileté à contourner les règles mêmes celles du ciel et de l’enfer.

 

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Samedi 10 novembre 2007
Valentine Goby. La note sensible.
Gallimard (Folio) . 234 pages
La Note sensible

Quatrième de couverture :
"Je n'ai jamais connu de vous qu'un univers sonore, où dominaient Mozart et votre violoncelle. Vous jouiez. Les voix chantaient. J'écrivais. Votre musique est dans ce manuscrit. A vous entendre, j'ai eu peur de vous aimer. Je vous ai fui. J'ai écrit ce qui aurait pu être notre histoire. Ne me demandez pas pourquoi. Je ne vous demande pas pourquoi vous avez joué pour moi du violoncelle, chaque soir, pendant des mois. Quand vous aurez terminé votre lecture, je serai nue devant vous, et pourtant moins vulnérable qu'au soir du 15 octobre. Je n'aurai plus rien à dissimuler, pas même de l'amour. "

Ines, une jeune femme qui vit depuis peu à Paris ou elle enseigne, dépose chez son voisin, un musicien, le manuscrit de ce qu'aurait pu être leur histoire d'amour, à eux qui ne se sont jamais rencontrés.
Sur cette jolie idée, Valentine Goby, dans ce premier roman, raconte une belle histoire, celle d'un amour qui naît et grandit dans le coeur et dans la vie de son héroïne. Une écriture très agréable, un texte tendre et doux, mais qui sonne un peu comme un texte de "jeunesse". En effet, les sentiments et les réactions sont celles d'une toute jeune femme exclusivement tournée vers elle, et cela m'a parfois agacé. 
Il n'empêche que ce premier roman est plein de promesses, et j'ai passé un bon moment avec sa "Note sensible".
Un livre qui a été beaucoup lu et aimé:  Flo, Clarabel (je ne trouve pas le lien), Florinette, Anne, La Livrophile, LillyHélène, ....
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Lundi 1 octobre 2007

Francois Rivière. Julius
Ed. du Seuil. 1990.

Il y a quelques mois j'ai prêté à Lamousmé le DVD de "Possesion", ce livre figure dans mon Panthéon . Je n'ai eu aucun mérite à cela,  j'avais reconnu en elle la lectrice amoureuse de cette histoire, elle avait comme moi succombé au charme du roman. Aucun mérite donc car j'avais vainement cherché quelqu'un qui aimerait cette histoire, j'avais essayé de la prêter à des lecteurs qui me la ramenait avec un commentaire poli ou un vague compliment sur l'histoire ou le style, alors que moi j'attendais de l'enthousiasme... Mais jamais ne vint l'enthousiasme, jusqu'au jour ou j'ai lu l'avis de Lamousmé, et là j'ai enfin trouvé celle qui aimait cette histoire comme moi !
Elle a aimé le film, peut être même plus que moi, elle m'a d'ailleurs donné envie de le regarder à nouveau. Et puis elle m'a renvoyé le DVD, et le petit paquet est revenu très gros puisqu'il contenait tout ça....



J'ai trouvé à côté de "Possession" un roman de Woddehouse, auteur que je ne me lasse jamais de lire et relire, un roman de Louis Bromfield chez Phébus, un découverte sur les Préraphaélites et le CD de Chant grégorien à écouter en lisant, quelques gourmandises - nougat et caramels - pour compléter le plaisir, et enfin "Julius exhumé" de François Rivière. Une carte,  bien sûr d'un Préraphaélite, venait compléter l'ensemble. 
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Je ne m'attendais pas à ce colis que Lamousmé à concocté par petites touches. Comme vous le savez les blogs permettent parfois ces drôles de merveilleuses rencontres, celle-ci en est une. 
Et j'ai lu "Julius exhumé", Lamousmé en parle ici, je reprends le flambeau.
je ne suis pas entrée tout de suite dans cette histoire. Je dois avouer que je préfère le biographe d'Agatha Christie et d'Enid Blyton, l'amateur de roman policier et auteur d'un très joli livre sur le polar "Les couleurs du noir" aux éditions du Chêne, le scénariste de BD qui, associé à Floc'h au dessin, nous a offert quelques merveilles comme "Blitz" et une "Trilogie anglaise" . Mais, après quelques pages qui m'ont demandé un effort, j'ai eu ensuite du mal à lâcher l'histoire.
François Rivière qui aime truffer ses livres et ses BD de références et de pistes, ou fausses pistes, s'amuserait sans doute à nous voir décortiquer son roman !
"Julius" a été publié le 31 août 1990 et "Possession" a été publié, et a eu le Booken Prize, en 1990.
L'alternance des deux récits, passé/présent, qui mettent en scène deux héros aux nombreux points communs ne peut que nous rappeler "Possession" !
Fabrice, le journaliste littéraire de "Julius" ressemble à François Rivière. Sa quête du manuscrit inédit de Verena Wright (quel nom !), romancière mineure du XIXe siècle qui a enchanté son enfance, ressemble à l'amour que François Rivière porte à Enid Blyton, Agatha Christie et James Barrie, auteurs qui ont aussi bercés ses premières années.
François Rivière dans "Julius" s'est amusé à mettre de nombreuses références pour les amoureux de la littérature anglaise, Lamousmé en a déjà relevé beaucoup. Je me contenterai d'y ajouter que l'univers de Julius n'est pas sans rappeler celui de la BD "Le Rendez-vous de Sevenoaks" de Rivière et Floc'h, d'ailleurs dans "Julius", à un moment, nous passons Sevenoaks road... Et Fabrice a aussi beaucoup du Francis de "La Trilogie anglaise".
Livre après livre, François Rivière revient aux thèmes qui lui sont chers et "Julius" ne fait pas exception à cette règle.
Quant au lien avec "Possession", il a pu entendre parler de ce livre et je veux croire que "Julius" est une réponse d'un amoureux de l'Angleterre, de sa littérature, de sa culture à Antonia Byatt dont il partage beaucoup des goûts littéraires.

Au fait, en 1995, Antonia Byatt a publié "Des Anges et des Insectes" chez Flammarion, 
Un naturaliste fauché épouse une jeune aristocrate. Spécialiste du comportement des fourmis, il découvrira avec effroi les travers de la nature humaine. Sous le vernis de l'aristocratie, la violence des mœurs victoriennes
le livre a été adapté au cinéma, j'ai vu le film, mais là je n'ai pas le DVD ;-)))
Des anges et des insectes
Un article sur le film.

par Gachucha publié dans : Littérature francophone recommander créer un trackback
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